Le 11 décembre 2022, c’est la journée mondiale de la montagne. L’occasion de mettre en lumière un des trésors de nos montagnes ainsi que la nécessité de le préserver.
Le milieu montagnard est particulièrement exposé au réchauffement climatique puisque les projections indiquent que la température pourrait y augmenter de 2.1°C en moyenne en été, d’ici les prochaines années. Cela impacte leurs fragiles écosystèmes. Les manteaux neigeux et les glaciers s’amenuisent, le sol perd en portance et les phénomènes météorologiques extrêmes augmentent.
Le Grand tétras habite en toute discrétion dans les forêts montagneuses de conifères. Très typique, le plumage du mâle est sombre et il possède une caroncule rouge (petite excroissance charnue au-dessus de l’œil). Aussi appelé « Grand coq de bruyère », il est présent en Bourgogne-Franche-Comté dans les Massifs des Vosges et du Jura. Ses effectifs ont régressé de manière continue et son aire de répartition s’est fortement limitée. En Bourgogne-Franche-Comté, sa population a diminué de 20 % en 10 ans. Il paraît nécessaire de conserver sa place malgré des activités humaines variées qui perturbent sa quiétude. Cette espèce a besoin de tranquillité, l’hiver, quand la nourriture est rare et le printemps pendant la reproduction et l’élevage des jeunes. Très territoriaux, les mâles ont des parades nuptiales très spectaculaires, dans lequelles on peut entendre leurs cris étranges et gutturaux.
Pour la préserver, cette espèce bénéficie d’un Plan National d’Actions (PNA), depuis 2012. Ce plan contient un état des lieux de ses effectifs et de leurs distributions géographiques, sur les Massifs du Jura et des Vosges. Il recense aussi les principales actions mises en œuvre en faveur du Grand tétras, depuis les années 70.
Sources et liens utiles :