Naturoscoop n° 36

Ce weekend c’est le salon de l’#agriculture, l’occasion de découvrir les métiers, les modèles et les spécificités territoriales des aliments qui se retrouvent dans nos assiettes. L’agriculture fait aujourd’hui face aux défis de l’adaptation au changement climatique, de la transition agroécologique et de la souveraineté alimentaire. Ces enjeux nécessitent de bien connaître et de comprendre la situation actuelle et les évolutions récentes. De plus, agriculture et biodiversité sont interdépendantes depuis des milliers d’années.

La Bourgogne-Franche-Comté est une grande région agricole représentant 8,7% de la Surface Agricole Utile (SAU) métropolitaine. Cette surface dédiée à l’agriculture possède des spécialisations territoriales très marqués. 4 grandes orientations économiques dominent : l’élevage bovin laitier à l’est, l’élevage allaitant au sud-ouest, les grandes cultures au centre et au nord et la viticulture sur des secteurs plus localisés. En 2020, elle compte 23 700 exploitations soit 6 500 de moins que l’année 2010. Pour faire face aux défis agricoles, il existe un dispositif financé par l’Europe, les Agences de l’Eau et l’Etat.

Appelé Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC), ce dispositif garantit aux agriculteurs de bénéficier d’une aide financière, en contrepartie de pratiques agricoles vertueuses pour l’environnement. Elles s’adressent à celles et ceux qui souhaitent s’engager de manière volontaire dans cette démarche pour une période de 5 ans. Son objectif vise à répondre à des enjeux environnementaux identifiés sur un territoire donné : eau et biodiversité, paysage, zones humides, sol, climat ou risques naturels…

En BFC, les surfaces engagées en MAEC sur la période 2014-2020 couvrent 6,3% de la SAU Régionale (soit 161 148 hectares). Les engagements peuvent être de différents types. Par exemple, l’absence de fertilisation minérale et organique favorise l’augmentation de la diversité floristique. Le retard de fauche sur les prairies et les habitats remarquables permet d’accomplir le cycle reproductif de la biodiversité. Le pâturage itinérant dans les milieux peu productifs et le maintien de pratiques d’élevage valorisent et renouvellent les qualités agroécologiques des milieux.

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