En novembre 2023, c’est l’occasion de parler pluviométrie. Après les longs mois arides qui semblent désormais se prolonger jusqu’en octobre, la nature a très soif. Septembre et octobre 2023 ont établi de nouveaux records de chaleur, avec des températures régionales dépassant les normes jusqu’à +4,4°C. Couplé avec de très faibles taux de précipitation, le niveau des nappes phréatiques subit ces impacts.
L’eau est un élément indispensable à la nature et aux cycles de vie des espèces. Les amphibiens dont les grenouilles, les crapauds, les salamandres ou les tritons disposent d’une peau nue très sensible qui doit rester constamment humide. En automne, les amphibiens sont dépendants des journées humides pour leurs déplacements, et migrent des points d’eaux en quête d’un abri où passer l’hiver.
Parmi les 23 espèces d’amphibiens recensées en région, 9 sont menacées de disparition soit 39%. Principalement victimes de la destruction de leurs habitats, les amphibiens sont aussi de plus en plus affectés par les conséquences du dérèglement climatique. La pollution, l’assèchement ou la destruction des zones humides, la construction d’infrastructure qui fragmentent les habitats et engendrent des collisions routières (lors des migrations) ainsi que l’expansion des espèces exotiques envahissantes, sont tout autant de menaces qui pèsent sur ces fragiles animaux.
En France, tous les amphibiens sont protégés. L’arrêté ministériel de 2007 interdit la perturbation ou la destruction des amphibiens et de leurs habitats. Pour les protéger, il est possible de s’investir dans des réseaux de bénévoles pour les protéger du trafic routier, dépolluer et renaturer des mares ou signaler les zones menacées.
Sources et liens utiles :
- Sigogne.fr
- Meteo-France
- Amphibiens : entre la vie et la mare