Le 18 octobre 2024, c’est la journée nationale de l’architecture, l’occasion de parler d’un bâtisseur : Le Castor d’Europe. Plus gros rongeur semi-aquatique d’Europe, il transforme les berges avec ses constructions :
barrages, gîtes qui comme lui sont strictement protégés. Après avoir été persécuté pour sa fourrure et son musc très recherché par les parfumeurs, il est de retour. Sa répartition progresse avec une présence sur les 8 départements de la région Bourgogne-Franche-Comté. Il a été le premier mammifère bénéficiant de mesures de protection (interdictions de destruction) en France, en 1909. Comme son cousin le Castor du Canada, il a frôlé l’extinction à cause de la chasse. On estime ainsi que 200 000 fourrures étaient envoyées chaque année vers l’Europe pour fabriquer des vêtements chauds.
Comme les termites ou les coraux, il est décrit comme une espèce ingénieure. Cela signifie qu’il peut engendrer des changements durables sur son environnement, en entretenant une variété de milieux qui favorise une multitude d’espèces différentes. Sa présence peut poser des questions de cohabitation avec les activités humaines et c’est là qu’interviennent les associations de médiation et de sensibilisation, comme France Nature Environnement BFC, la LPO BFC ou encore la SHNA-OFAB. Encore rares en région, ses barrages sont pourtant utiles. Ils peuvent
limiter la baisse des niveaux d’eau en période de sécheresse et favoriser ainsi son infiltration dans le sol. Vous pouvez repérer une zone avec des indices de présence (écorce rongée, bois coupé, empreinte), ou l’apercevoir au crépuscule, mais à une distance raisonnable pour ne pas le déranger !
Sources et liens utiles :
- Le Castor d’Europe OFB
- Revivez le colloque national sur castor organisé à Dole : Le castor sur la carte de France
- Le castor fait son grand retour sur le sol français – National Geographic