Le 21 juin 2023, c’est la fête de la musique, l’occasion de célébrer l’été et le jour le plus long de l’année grâce aux concerts… Mais saviez-vous que la nature aussi produit sa propre musique ?
Le chant des oiseaux, les stridulations des grillons, le bourdonnement des abeilles, le clapotis du ruisseau, le vent dans les feuillages, l’orage à l’horizon sont autant de bruits qui font partie de notre quotidien. Mais la nature c’est aussi ce que l’on peine à percevoir, comme l’écholocalisation des chauves-souris, les larves qui grignotent le bois, les sons des plantes qui respirent…
Avec l’aide de capteurs et de microphones postés dans la nature, les éco-acousticiens collectent des milliers d’enregistrements. Ils sont ensuite analysés pour étudier la biodiversité, suivre les changements environnementaux, détecter les espèces menacées et évaluer l’impact des activités humaines. Le Parc Naturel Régional (PNR) du Haut-Jura via son projet « db@Risoux – À l’écoute de la biodiversité », se livre à une exploration sonore de son territoire pour mettre en valeur les paysages sonores et préserver la biodiversité.
Depuis 2018 et pour quinze ans, le PNR enregistre 1 minute toutes les 15 minutes à raison de plus de 140 000 fichiers audios par an. Les analyses des enregistrements ont permis de déterminer que 75 % des bruits provenaient des activités humaines (aussi appelé « anthropophonie ») et principalement des avions. À l’inverse, le silence est peu présent avec seulement 14 % des fichiers. Ce projet a permis d’inventorier 80 sites naturels présentant une qualité acoustique particulière.
Il est de bon ton de prendre le temps d’écouter la nature et de mesurer notre pollution sonore et ses impacts. D’après le bioacousticien Bernie Krause, 50 % des sons de la nature auraient disparu en 50 ans. Le fait de supprimer le son (liés aux activités humaines) rend les communications des animaux plus efficaces et leur demande moins d’énergie et de stress.
Sources et liens utiles :
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