Naturoscoop n° 14

Le 21 mars 2023, c’est le premier jour du printemps, l’occasion d’évoquer le renouveau de la nature.

À cette période, la durée des jours s’allonge, l’ensoleillement progresse, les hirondelles reviennent et les plantes printanières fleurissent ! Parce que la biodiversité nous en met plein la vue, le printemps est aussi une saison marquée par le pollen.

Les fleurs, les arbres et les graminées profitent de cette période pour libérer leurs pollens dans l’air pour le plus grand plaisir de nos narines. En France, 1 personne sur 4 est touchée par l’allergie aux pollens, autrement appelée « pollinose ».

En surveillant la qualité de l’air et le climat de notre région, Atmo Bourgogne-Franche Comté est l’organisme qui surveille et informe sur les pollens, en partenariat avec le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), l’ARS et les allergologues de la région. Six capteurs sont répartis en région (à Auxerre, Besançon, Chalon, Dijon, Montbéliard et Nevers) et permettent de connaître chaque semaine le niveau de risque allergique. Par exemple, la semaine du 21 mars 2023, nous étions à un indice de 2/3, ce qui représente un risque allergo-pollinique moyen. Toutefois, la semaine suivante, la pollinisation des Bouleaux a démarré, ce qui a eu pour conséquence d’augmenter cet indice.

L’utilisation d’organismes vivants tels que les végétaux, les champignons ou les pollens pour suivre les effets de la pollution et la qualité de l’air s’appelle la « biosurveillance ». La biosurveillance est importante car le climat joue un rôle sur la production de grains de pollen et par conséquent, les allergies qu’ils déclenchent. Dans les prochaines années, la hausse des températures due au changement climatique devrait augmenter la quantité de pollens émis par les plantes. Cette biosurveillance, permet aussi d’évaluer les risques sur les espèces exotiques envahissante comme l’Ambroisie à feuilles d’Armoise, qui peuvent créer des problèmes sanitaires ou agricoles.

Sources et liens utiles :

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