Aujourd’hui, c’est la journée mondiale des légumineuses, mais qu’est-ce que c’est exactement ?
Aussi appelées “légumes secs”, ce sont des plantes dont les fruits comestibles sont contenus dans des gousses : les haricots, les pois, les lentilles et bien d’autres… Il y’a aussi des légumineuses dites “fourragères” utilisées dans l’alimentation des herbivores : la luzerne, le lupin, les trèfles… Ces supers plantes sont riches en nutriments, en minéraux et en protéines. Elles font des cultures respectueuses de l’environnement car les légumineuses n’ont pas besoins de fertilisants et contribuent même à enrichir durablement les sols. Leurs cultures favorisent les pollinisateurs et les espèces dans le sol et réduit l’utilisation de pesticides.
Pourquoi c’est important ?
Selon l’IPBES (le GIEC de la biodiversité) la pollution est la 4ème grande cause d’érosion de la biodiversité. elle touche l’atmosphère, les sols, les rivières, les océans… Aujourd’hui on vous parle de la pollution par les pesticides (ou produits phytosanitaires). Ces pollutions ont des impacts négatifs durables sur les plantes sauvages, mais aussi sur toute la chaîne alimentaire (oiseaux, insectes, vers de terre…).
En surveillant la qualité de l’air et le climat de notre région, Atmo BFC est l’organisme qui travaille sur la prévision et la sensibilisation des types de pollutions. Il diffuse des bulletins d’informations ainsi que les bons gestes à adopter lors d’épisodes de pollution.
En 2018, Atmo BFC a réalisé une campagne de mesure de pesticides dans l’air en zone de culture. Sur 75 substances actives analysées, 20 pesticides différents ont été mesurés dont 5 dans un prélèvement sur deux. Les conséquences de ces expositions sur les cultures agricoles impliquent des dommages. Par exemple ils estiment d’après l’étude Apollo que déjà en 2010, cela représentait 14% de perte de production en prairies fourragères (320 000 tonnes). Mais c’est aussi des pertes financières. Pour les agriculteurs de blé tendre en 2010, c’est l’équivalent d’une perte de 22 millions d’euros en Côte d’Or.
En France avec en moyenne 1,4 kg par an, nous consommons 2 fois moins de légumes secs que la moyenne européenne et 4 fois moins que la moyenne mondiale. Pour les légumineuses, l’heure de la revanche a sonné surtout quand c’est bio, local et de saison. Vous l’aurez compris, c’est meilleur pour votre santé… mais aussi pour la biodiversité !
Alors, prêts à passer en cuisine avec des recettes bonnes pour la santé et l’environnement issues de La Librairie ADEME ?
Sources et liens utiles :
- Source : Atmo BFC, étude Apollo (Analyse économique des impacts de la pollution atmosphérique de l’ozone sur la productivité agricole et sylvicole)
- Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation)
- https://www.opteer.org/