Le 8 janvier 2023, c’est l’anniversaire de la protection des Vipères péliades en France, l’occasion de mettre en lumière ce discret reptile.
On la trouve dans des territoires aux climats plus froids et plus humides que sa « cousine » la Vipère aspic, plus connue pour préférer les biotopes très secs. Encore très méconnue et peu suivie en région, on recense en moyenne seulement 5 individus par an sur « Sigogne, l’Observatoire Régional de la Biodiversité ». Nous soufflons cette année la troisième bougie de la protection de ce reptile menacé et considéré comme « vulnérable » sur Liste Rouge.
La Vipère péliade fait partie des espèces les plus menacées d’extinction en Bourgogne-Franche-Comté, en raison du réchauffement climatique, des dégradations de ses habitats et encore trop souvent de destructions volontaires par crainte et méconnaissance. Très discrète, elle fait partie de ces espèces qui utilisent les continuités de haies pour se déplacer, s’abriter ou encore chasser. En région, sa zone d’occupation est très restreinte.
Avant janvier 2021, les vipères ne bénéficiaient que d’une protection partielle et leur « destruction » était possible pour des raisons de sécurité alors que considérées comme en déclin ; c’est le serpent qui se mord la queue ! Heureusement depuis janvier 2021, la Vipère péliade bénéficie (grâce à une mobilisation des acteurs) d’une protection intégrale suite à un arrêté ministériel interdisant sa destruction et celle de ses habitats.
Un acte volontaire de destruction de vipère est donc susceptible d’être puni jusqu’à 3 ans de prison et 150 000 euros d’amende.
Sources et liens utiles :