Naturoscoop n°90

🏰 Le 19 juillet, c’est la JournĂ©e internationale des châteaux. Derrière leurs remparts et leurs vieilles pierres, ces monuments n’abritent pas seulement notre histoire : ils accueillent aussi une biodiversitĂ© souvent mĂ©connue. Tours, combles, caves, douves, murailles ou parcs offrent des refuges prĂ©cieux Ă  de nombreuses espèces comme les chauves-souris, les choucas, les martinets, les hirondelles ou encore les faucons crĂ©cerelles.

🦇 Les travaux de restauration ou d’entretien peuvent cependant perturber ces espèces lorsqu’ils interviennent en pĂ©riode de reproduction ou dĂ©truisent des cavitĂ©s utilisĂ©es depuis parfois plusieurs dĂ©cennies. C’est pourquoi la prise en compte de la biodiversitĂ© est dĂ©sormais intĂ©grĂ©e Ă  de nombreux projets de restauration. Diagnostics Ă©cologiques, adaptation des calendriers de chantier, maintien ou crĂ©ation de gĂ®tes et de nichoirs permettent aujourd’hui de concilier sauvegarde du patrimoine culturel et prĂ©servation du patrimoine naturel.

🔎 La Bourgogne-Franche-Comté compte 2 089 châteaux, forteresses et manoirs recensés, dont plus de 750 sont protégés au titre des Monuments historiques. Ce vaste réseau de bâtiments anciens constitue également un maillage de refuges pour la faune, en complément des milieux naturels. Leur conservation représente donc un enjeu à la fois culturel et écologique.

🤝 Restaurer un monument, c’est aussi prĂ©server les espèces qui y vivent. Avant des travaux, un simple diagnostic Ă©cologique permet d’identifier les espèces prĂ©sentes et d’adapter les interventions. La biodiversitĂ© trouve sa place partout, y compris au cĹ“ur de notre patrimoine bâti.

Lien utile : Accueillir la biodiversitĂ© dans les bâtiments historiques
Source : https://www.chateautheque.fr/  

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