Le 21 juin, c’est la Fête de la musique, l’occasion parfaite pour célébrer les chanteurs… à plumes ! Dans la nature aussi, certains virtuoses se distinguent. C’est le cas du Rossignol Philomèle, star du chant sauvage dont la voix puissante et mélodieuse résonne de jour comme de nuit, entre avril et juin. Discret, on l’entend souvent plus qu’on ne le voit.
Le Rossignol émet des chants complexes, variés, on dit qu’il trille, gringotte ou quiritte. Il chante sans discontinuer pendant de longues minutes pour marquer son territoire et attirer une compagne. Des études montrent que son répertoire moyen atteint 180 types de chants, certains individus dépassant même les 250 phrases ! À l’arrivée des oisillons, le rossignol devient plus silencieux, occupé à nourrir sa progéniture, qui quitte le nid une dizaine de jours après l’éclosion.
Il niche dans les haies et buissons, des habitats riches en biodiversité qui offrent protection, nourriture et lieux de reproduction à de nombreuses espèces. Ces milieux sont essentiels au maintien de la faune sauvage, mais aussi particulièrement menacés par l’évolution des pratiques agricoles et forestières.
Migrateur longue distance, le rossignol rejoint l’Afrique tropicale après la reproduction. Le changement climatique et la dégradation de ses habitats influencent sa migration, sa reproduction et ses effectifs. En Bourgogne-Franche-Comté, la population reste pour l’instant stable, mais chaque haie préservée est un refuge pour ces chanteurs de l’ombre.
Sources et liens utiles :
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