Le 3 mars 2025, c’est la journée mondiale de la vie sauvage, l’occasion de rappeler l’importance des espèces et des écosystèmes. La vie sauvage désigne l’ensemble des organismes non domestiqués – animaux, plantes, champignons – qui évoluent avec une faible influence de l’Homme. Pourtant, face aux pressions humaines, elle se raréfie. Parmi cette vie sauvage, le loup est un exemple emblématique. En Bourgogne-Franche Comté, son retour (naturel comme partout en France), suscite des tensions et débats notamment face à ses prédations sur les animaux d’élevages. Le loup consomme entre 4 et 5 kg de viande par jour. Même s’il se nourrit majoritairement de proies sauvages, il adapte aussi son régime à la disponibilité en nourriture. C’est un prédateur opportuniste. Dans les zones d’élevages, il peut donc prélever des animaux domestiques, ce qui rend la prise de mesures nécessaire.
La mission médiation “Elevage Grands Prédateurs” de l’ARB, permet d’accompagner les éleveuses et éleveurs qui le souhaitent pour mettre en place des mesures de protection. Elle teste, scientifiquement, des solutions pour évaluer leur efficacité dans différents contextes d’élevages. En 2024, 42 exploitations ont participé à cette expérimentation. Cela a permis de collecter 800 000 vidéos pour suivre la présence du loup. Ces données permettront de mieux comprendre les comportements et d’adapter les mesures de protection. La journée de la vie sauvage est aussi une invitation à réfléchir au «vivre ensemble». Protéger les espèces et les écosystèmes tout en soutenant les éleveurs, c’est un des objectifs de cette mission.
Sources et liens utiles :
- Sigogne, l’Observatoire Régional de la biodiversité
- Carnet thématique sur le loup