Le 21 mars 2024, c’est la journée internationale de la couleur, l’occasion de mettre en lumière les perceptions visuelles. Plus de la moitié de l’activité du cortex cérébral humain est liée à la vision. Dans la nature aussi, tout est codé avec des nuances de couleurs variées. Elles influencent les comportements des espèces liés à leur nourriture, leurs prédateurs… Chaque hiver, certains animaux changent de pelage pour s’adapter aux températures et se fondre dans le décor hivernal. Ainsi, les Cerfs élaphes et les Chevreuils d’Europe troquent leur couleur estivale, aux tons brun-roux, contre un pelage gris-brun. Le Lynx boréal échange son habit d’été fauve roussâtre, tacheté de noir, contre une fourrure gris beige mouchetée. Ce phénomène s’appelle l’homochromie saisonnière.
L’hermine possède aussi cette faculté. Ce petit carnivore de la famille des mustélidés est généralement blanc en hiver et brun à roux en été. Chasseuse diurne, cela lui permet de se cacher de ses prédateurs dans la neige comme le lynx, le renard ou les rapaces. Très active au printemps, 46 % des observations d’Hermine sont recensées sur Sigogne entre mars et juin. Serait-ce pour montrer sa nouvelle robe d’été ?
Face au changement climatique, la montagne se réchauffe de plus en plus vite. Les périodes chaudes et sèches sont plus nombreuses et plus longues en toute saison. Les zones enneigées diminuent et les animaux tout blancs se retrouvent très voyants et vulnérables sur un sol de couleur sombre. C’est encore un des nombreux impacts climatiques qui affectent la biodiversité d’une manière insoupçonnée.
Sources et liens utiles :
- Source : Sigogne l’Observatoire Régional de la Biodiversité
- https://www.salamandre.org/dossier/de-toutes-les-couleurs/