Naturoscoop n° 37

Le 14 mars 2024, c’est la journée internationale d’action en faveur des rivières, l’occasion d’évoquer la fragmentation des cours d’eau. Des types d’ouvrages : barrages, écluses, seuils en rivière, anciens moulins désaffectés… implantés par l’Homme, entraînent de profondes transformations de l’hydrologie de ces milieux.


Ces obstacles à l’écoulement menacent le fonctionnement des écosystèmes et entravent le déplacement de certaines espèces. Par exemple, les espèces amphihalines (qui vivent alternativement dans les eaux douces et salées) ne peuvent plus remonter les cours d’eau pour aller se reproduire. Le Saumon sauvage a disparu de la plupart des grands fleuves français et l’Anguille d’Europe est classée en statut « critique d’extinction » en région. Au total, on dénombre actuellement 8 528 obstacles à l’écoulement inventoriés en Bourgogne-Franche-Comté, le long des 48 600 km de cours d’eau que comporte la région.


En Bourgogne-Franche-Comté, près du quart des obstacles n’ont aucun usage. Pour les ouvrages encore utilisés, 21 % sont liés aux loisirs aquatiques et 20 % au transport, notamment les ponts. Pour faciliter la circulation de la biodiversité dans les cours d’eau, des dispositifs de franchissement peuvent restaurer la continuité écologique.


Les adhérents du réseau des associations agréées pour la pêche et la protection du milieu aquatique de Bourgogne-Franche-Comté, ont leur rôle à jouer pour préserver le patrimoine naturel de notre région. Des mouvements comme #SauvonsNosRivieres ou SOSLoireVivante existent pour se former et s’impliquer. La gestion économe, la restauration et la protection sont des actions concrètes pour préserver nos rivières et leur biodiversité.

Sources et liens utiles :

Retour