Le 2 février 2024, c’est la journée mondiale des zones humides, l’occasion d’évoquer ces milieux naturels importants. Elles fournissent de multiples services à l’Homme : rétention des crues, épuration de l’eau, adaptation au changement climatique… Historiquement considérées comme insalubres, elles ont longtemps été asséchées pour étendre les terres agricoles ou urbaines.
Leur préservation est maintenant reconnue d’intérêt général. Depuis 1971, étangs, mares, ruisseaux, tourbières, prairies inondables et bien d’autres sont protégés par la Convention de Ramsar. Une grande partie de la biodiversité est liée au bon état de ces milieux. On trouve une flore et une faune rares et spécifiques, comme la Cigogne noire, la Droséra à feuilles rondes…
Ces paysages emblématiques ne se contentent pas de refléter l’identité d’un territoire ; ils nourrissent des valeurs socioculturelles et contribuent au bien-être physique et mental. Le contact avec la nature contribue au bon fonctionnement de l’organisme et diminue le stress. Plus de la moitié des médicaments sont aussi issus de la biodiversité. Les zones humides regorgent de plantes médicinales et alimentaires : le Saule, par exemple, soulage la douleur grâce à ses propriétés fébrifuges et antalgiques.
La Bourgogne-Franche-Comté compte environ 200 640 ha de milieux humides recensés, soit 5,5% du territoire régional. Des inventaires permettent d’identifier les secteurs à préserver et d’envisager des actions de gestion ou de restauration. Bien que non réglementaires et non exhaustifs, ces inventaires sont un outil d’aide à la décision pour les collectivités. En 2024, les inventaires couvrent 85% de la région.
Sources et liens utiles :
- Apport des écosystèmes au bien-être humain
- Programme des animations pour la Journée Mondiale des Zones Humides en BFC !
- Thème annuel de la JMZH