Naturoscoop n° 32

Fin décembre 2024, c’est l’hiver et il fait froid, l’occasion de regretter la chaleur au point de rêver à voyager jusqu’aux pays ensoleillés. Ce besoin de se déplacer loin est partagé avec de nombreux oiseaux qui partent en migration dans les régions plus au sud afin de profiter d’un climat plus chaud.


C’est le cas de la Cigogne noire, qui contrairement à sa cousine alsacienne, a la spécificité d’avoir le dessus des ailes noires et une robe de couleur foncée aux reflets métalliques verts et violets. Si l’une est très connue pour être visible sur le haut des clochers, l’autre reste, elle, beaucoup plus rare et très discrète. Elle a même disparu de France au 19e siècle avant de faire un retour très progressif dans les années 90.

Elle se nourrit dans les zones humides des petites vallées, où coule un ruisseau bordé de prairies. Elle préfère installer son nid au cœur des massifs forestiers, dans les secteurs les moins fréquentés, comme au sein du Parc National de forêts, situé en Côte-d’Or et en Haute-Marne. L’une d’entre elle, baptisée « Sylvana », baguée et équipée de balise, est suivie par satellite depuis 2021. Les chercheurs se sont aperçus que Sylvana fait l’aller-retour jusqu’à la Mauritanie chaque année, soit 4 000 km en 3 semaines, (pour chaque trajet).


Si vous avez la chance de croiser une Cigogne noire, restez à distance. Néanmoins votre observation est précieuse pour aider la science (participative) et ainsi contribuer à l’inventaire national du Patrimoine naturel (INPN) et au Système d’information sur la nature et les paysages (SINP).

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