Le 2 février 2023, c’est la journée mondiale des Zones Humides, l’occasion de mettre en lumière ces fragiles écosystèmes
La dénomination de « zone humide » est utilisée depuis la fin des années 60 en France. Ce sont des espaces recouverts par les eaux, inondés ou gorgés d’eau de façon permanente ou temporaire. On peut citer par exemple : les marais, les tourbières, les prairies humides, les forêts alluviales…
Les zones humides fournissent de multiples services à l’homme, qui sont appelés les services écosystémiques. Ils sont essentiels : rétention des crues, épuration de l’eau, adaptation au changement climatique… Au-delà de leur rôle écologique, ces milieux humides présentent de nombreux intérêts sociaux et économiques et nous offrent des paysages remarquables. Enfin, une grande partie de la biodiversité est liée à la bonne santé de ces milieux humides.
Pourtant, longtemps considérées comme inutiles, sales et hostiles, les zones humides ont été drainées ou détruites. De ce fait, plus des deux tiers de ces milieux ont disparu au cours du 20e siècle. Désormais, leur préservation est reconnue d’intérêt général. La France s’est engagée à les préserver sur son territoire, notamment à travers la signature de la convention internationale de « Ramsar » .
Toutefois, elles font toujours face à des menaces persistantes comme les pollutions, l’artificialisation des sols, l’assèchement, la fragmentation des habitats, la surexploitation, etc. En région, au moins 26.7 % des milieux humides inventoriés sont touchés par des niveaux d’atteintes forts ou très forts à ces menaces. Leur état se dégrade et avec eux, la faune et la flore qui en dépendent.
Sources et liens utiles :
- Pole milieux humides Conservatoires d’espaces naturels de Bourgogne et de Franche-Comté
- Indicateur sur les zones humides Agence Régionale de la Biodiversité