Qu’est-ce que la biodiversité ?

Introduction à la biodiversité

Pour mieux comprendre le terme biodiversité

Difficile à saisir, le terme biodiversité ne se limite pas à des petites bêtes, des animaux domestiques et des fleurs, mais de manière plus large, aux liens qui unissent la faune, la flore avec les milieux naturels.

Pour résumer, la biodiversité (correspond à l’intégralité de la diversité du vivant) qui repose sur trois piliers fondamentaux : la diversité des espèces, celle des écosystèmes et la diversité génétique.



1. La diversité des espèces

Cette diversité (ou multiplicité) d’espèces, des plus petites aux plus grandes, des plus discrètes aux plus spectaculaires, jouent un rôle important dans les équilibres naturels.

Elle s’étudie et s’inventorie par le biais de listes, de données et de cartographies par le monde scientifique. Bien que le vivant soit largement inexploré, c’est un défi pour ces scientifiques qui n’ont répertorié à ce jour que 2 millions d’espèces vivantes sur Terre sur les 10 millions estimées soit seulement 20 % !
En Région, le travail des structures expertes régionales (conservatoires botaniques, associations naturalistes, observatoire de la biodiversité… ) est crucial pour combler ce manque de connaissance.

  • Dans l’Hexagone, 108 825 espèces différentes ont été inventoriées, et 99 251 en outre-mer. Au niveau régional, on trouve 20 226 espèces présentes et confirmées.

    Découvrez cette infographie qui résume les chiffres 2026, issue d’un document national : en savoir plus
    Voir tous les indicateurs biodiversité en Bourgogne-Franche-Comté : en savoir plus

  • C’est le Castor d’Europe qui été reconnu comme le premier mammifère bénéficiant de mesures de protection (interdictions de destruction) en France en 1909. Le Castor d’Europe est considré par les écologues comme une espèce « clé de voûte » (« keystone species » en anglais), c’est-à-dire une espèce qui a un fort impact sur son environnement comparativement à ses effectifs ou à sa biomasse.

    Découvrez sa fiche espèce  en savoir plus (créée par un de nos partenaires : SHNA-OFAB)

     

Quelles espèces sont présentes sur ma commune ?

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2. Diversité des milieux

La mosaïque d’habitats sur Terre constitue la seconde partie de la définition de la biodiversité, celle de la diversité des écosystèmes.

L’écosystème est un ensemble formé par le milieu de vie : le biotope, défini par des facteurs climatiques (température, précipitations) et géologiques (nature du sol) et l’ensemble des êtres vivants qui habitent le milieu.

Les écologues s’intéressent ainsi aux interactions entre les espèces et leur répartition dans un milieu. Ce second niveau pour définir la biodiversité, c’est celui de la diversité des écosystèmes, qui permet de dépasser le niveau de l’espèce mais cette fois-ci en prenant en compte les relations des organismes entre eux (qu’ils soient ou non de la même espèce) et avec leur environnement.
Chaque écosystème abrite des conditions de vie spécifiques et des communautés d’espèces qui lui sont propres.

Les écosystèmes, peuvent être très diversifiés allant des forêts aux rivières, aux tourbières, en passant par les zones humides, aux pelouses sèches… Cette diversité d’écosystèmes est directement liée à la diversité de la nature des sols. Le sol contient les sels minéraux nécessaires au développement des végétaux. Il se forme à partir de la dégradation des roches du sous-sol.

Certains sites à la surface du globe constituent des points chauds de la biodiversité (ou hotspots). Ils sont caractérisés par la présence d’espèces endémiques uniques. En Bourgogne-Franche-Comté, des hotspots ont été cartographiés.

Quel est notre lien aux écosystèmes ? On appelle les services écosystémiques, les services rendus pour nous fournir les ressources vitales (régulation de l’eau, alimentation, matériaux…)
Lien vers c’est la vie et des ressources
Lien vers Livret des 100 chiffres expliqués en France + en BFC ? Carte hotspot ?

  • Les sols constituent l’un des écosystèmes les plus complexes de la nature : ils abritent des milliers d’organismes différents qui interagissent et contribuent aux cycles globaux qui rendent possible la vie. Cette biodiversité reste peu connue du fait qu’elle est en grande partie invisible à l’œil nu. Pourtant il y a plus d’organismes vivants dans une poignée de terre que d’humains sur Terre (représente ¼ de la biodiversité de la planète) !

    Découvrez l’exposition de BFC Nature sur les Sols vivants : en savoir plus

  • À une échelle microscopique, le microbiote intestinal fonctionne comme un véritable écosystème : des milliards de micro-organismes y interagissent de manière complexe, jouant un rôle déterminant pour la santé humaine.

3. Diversité génétique

Dernier niveau complétant le terme biodiversité, la diversité génétique est la variation des gènes au sein d’une même espèce.

La diversité génétique comprend l’ensemble des variations de l’ADN. Ces variations créent des différences qui peuvent être observées au sein d’une même espèce. Chaque être vivant possède des gènes qui forment une sorte de recette unique, expliquant pourquoi nous sommes tous différents, même au sein d’une même espèce.

Cette diversité génétique est précieuse, elle permet aux populations de s’adapter aux changements environnementaux. Une diversité génétique élevée augmente les capacités d’adaptation et diminue le risque d’extinction d’une espèce.
  • La diversité génétique peut parfois influencer la couleur du pelage (chez le Loup par exemple), la résistance aux maladies ou encore le comportement de chasse.

    Dans une population où la diversité génétique est très faible, une maladie risque de décimer la majeure partie des individus. À l’inverse, dans une population où la diversité génétique est élevée, certains individus peuvent présenter des caractères mieux adaptés leur offrant une résistance à cette maladie. Ainsi, ces individus sont en mesure de se reproduire et d’assurer la survie de la population.

    Par exemple :

    • Tous les chênes pédonculés appartiennent à la même espèce, mais certains poussant dans le nord ou en altitude ont des racines qui résistent mieux au froid et au gel. Tandis que d’autres poussant au sud résistent mieux à la sécheresse. D’autres poussent plus vite ou sont plus résistants aux maladies.
    • Chez les humains, la couleur des yeux, la taille ou certaines prédispositions sont également liées à notre diversité génétique.
  • Une faible diversité génétique peut rendre une espèce plus vulnérable aux maladies et aux changements climatiques, comme on l’observe chez le Lynx.

    • Le Lynx boréal, sa génétique à la loupe – BFC Nature : en savoir plus
    • Sur le site de l’OFB
      « La conservation du Lynx boréal en Europe occidentale repose sur l’établissement de l’espèce dans l’ensemble des habitats favorables, et sur sa capacité à pouvoir circuler entre les populations locales pour favoriser l’apport de nouveaux individus et un brassage génétique. Le programme Connect étudie cette connectivité à l’échelle des populations transfrontalières, sur trois axes de recherche visant à mieux comprendre les habitats favorables, les mécanismes de dispersion et d’établissement des individus, et enfin les flux de gènes associés. » Source

A quoi ça sert la biodiversité ?

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